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Hors piste

La vie urbaine de la petite reine.


Paris.10h du matin, ce lundi. A l’angle de la place de la bastille et du boulevard Richard Lenoir. La station vélib’ 11.01, la plus sollicitée de paris, abrite 40 bicyclettes.

Jusqu’ici, dans l’imaginaire collectif, la petite reine était sportive, rurale, synonyme d’exploits télévisés incroyables dans les campagnes et montagnes françaises traversées par le Tour de France. Elle est  urbaine depuis 2007 : robe grise, panier argentée sur le guidon, le vélo en libre service accompagne les parisiens dans leurs déplacements. « Moi aussi, je l’utilise souvent, cela me permet d’avoir un aperçu du parc ». Barbe rase, bonnet en laine, jean, basket, Sébastien, 41 ans est responsable d’une équipe de 15 personnes chargées de l’entretien des stations. Ancien nageur et athlète (11 et 15 ans), il pense que « c’est un moyen de voir la ville autrement, pas du sport ». Pendant l’échange, ses deux techniciens, gilets jaunes sur le dos, – rien à voir avec la Grande Boucle –  s’affairent : tension de chaînes, gonflage, graissage sont les opérations habituelles. « Quand on récupère certains vélos en mauvais état, on se pose des questions sur leur emploi ». Des vidéos tournent sur le net comptant les exploits de certains cascadeurs et autres « free-stylers » sur vélib’. Sébastien n’est pas dupe. « Il existe aussi un comité d’utilisateurs sur le blog de notre site. Ils nous font remonter leurs appréciations : certains font de ce vélo comme ils feraient un sport à part entière. Ils postent même les temps qu’il mettent entre telle ou telle station ». Le manège des utilisateurs est régulier malgré l’heure creuse. Vincent, 33ans, vient de déposer son engin pour se rendre à un rendez-vous, il confirme ce point de vue : « parfois, on se tire la bourre entre vélib’. Ce n’est pas explicite mais c’est réel. »  Maud et Laura sont étudiantes et utilisent ce mode de déplacement quotidiennement : «je ne fais pas de sport par ailleurs, alors pour moi, c’est un véritable effort physique » confie la deuxième «  et puis, c’est plus agréable que d’être compressée dans métro ». Avant de choisir sa monture, Daniel espère «  que cela puisse pousser les gens à se bouger le c… ». Tous ces cyclistes apprécient les voies aménagés qui éloignent les dangers liés à la circulation sur le bitume. Ils pensent que la pratique du vélo s’est développée grâce à ce libre service.  Depuis sa mis en place, le vélib’ est un succès. 16 000 à 18 000 prototypes parcourent la capitale chaque jour. La petite reine, même parisienne, roulera encore longtemps.  –  S.L

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