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Saint-Patrick inquiète Saint-André.


Après 3 semaines d’attente, les Irlandais ont réussi à obtenir un nul singulier (17-17) sur la pelouse du Stade de France. Les français voient leurs espoirs de grand chelem s’envoler. Toutefois, la victoire finale reste accessible dans cette édition 2012. Il ne suffira pas de prier. 

Selon les récits liturgiques, Patrick (385 – 461) grand évangélisateur de l’Irlande et fondateur du christianisme sur l’île, aurait montré au peuple une feuille de trèfle pour lui expliquer la Trinité : dieu le père, le fils et l’esprit Saint. Cette feuille de trèfle que l’on retrouve sur le maillot vert est bien située : sur le cœur. Et comme d’habitude, nos cousins celtes ont joué avec le cœur, défendant parfaitement au plus fort de la domination française, bataillant avec vigueur dans les rucks et les mauls, freinant considérablement les sorties de balles.
A « Smart » Spirit. Capitaine O’connell et ses troupes ont cette expérience et cette bravoure : « nous avons préféré les attendre au sol… ». Mais le nul obtenu bien après la messe dominicale et le 17-6 infligé en première mi-temps ne sont pas le seul fait du « figthing spirit » ou du hasard mais aussi le fruit d’une préparation et d’une exécution intelligentes et maîtrisées. D’ailleurs, l’analyse vidéo a tourné à plein régime comme le confesse le messie vert du jour, Tommy Bowe :« on savait que les français avaient des faiblesses, notamment sur la réception des coup de pied haut ».Or, il fallait ensuite être capable de reproduire les directives du sélectionneur Declan  Kidney, adapter les systèmes défensifs dans le bon tempo, accepter une possession de balle française de 60% et attendre les rares occasions de profiter des errements français dans le replacement. Malgré le stress et l’enjeu du rendez-vous, la légion de la verte Erin a parfaitement exécuté son plan de marche écrasant l’engouement des fidèles de Saint-Denis, qui après le scénario ubuesque de l’annulation, comptaient pourtant s’engorger d’une victoire enivrante. L’ailier Bowe, donc, par deux fois (14ème et 38ème) vint exaucer les vœux de son équipe et faire douter les dévots du camp français. Oui, sur le plan stratégique, il faut bien l’avouer, nos adversaires du jour furent les plus forts.
Un tournoi à gagner. Mais « la France est vraiment une grande équipe » pour le sélectionneur Kidney. On veut bien le croire, ne pas oublier la dernière place de vice-champion du monde. Ainsi que la deuxième mi-temps et la remontée des français. Toutefois, l’embellie de l’ère Saint-André vient de dévoiler quelques fissures gênantes, presque 100 jours après son intronisation. En cette année présidentielle, le parallèle est troublant. Certains choix de composition et de coaching aussi. Et l’aveu du patron bleu « je n’aime pas faire des analyses à chaud après match » sonne faux. Alors pour revenir à la Trinité et sans se lancer dans un procès pour hérésie, on a du mal à comprendre le maintien du « père des lignes arrières », Rougerie, -hors-sujet presque toute la partie-, au centre de l’attaque en deuxième période. Pourtant, on avait bien cru voir Maxime Mermoz piaffant sur la touche. Et l’on se rappelle que Saint-André déclarait il ya peu qu’une rencontre « se jouait à 22 ou 23».
Et puis, il pleuvait fort sur l’Ile de France, dimanche. Mais François Trinh-Duc était bien titulaire malgré sa difficulté à briller au pied. Et cette titularisation du fils spirituel du précédent sélectionneur Marc Lièvremont (qui l’a depuis renié), au poste de demi d’ouverture semblait déjà un mauvais présage. Surtout lorsque l’on dispose d’un artilleur de la qualité de Beauxis sur le banc. Alors quand PSA déclare après coup « qu’au bout de 10 minutes on a dit qu’il fallait arrêter de jouer depuis nos 40 mètres »,  la rentrée du Toulousain …à la 68ème minute a du mal à passer. Une rentrée à la place de Poitrenaud, pourtant auteur d’une belle prestation à l’arrière.
Le changement dans la continuité. Quant aux coups de pieds stratégiques de Parra par-dessus la mêlée, ils faisaient partie de consignes édictées par le staff. Mais à partir du moment où ils s’avéraient inefficaces, on ne trouve pas non plus de justification à poursuivre dans cette céleste voie le match durant. Heureusement, le Saint Esprit ovale, lui, éclaire les nouveaux venus : le ¾ Fofana, auteur du seul essai bleu et de son 3ème essai en 3 matchs et le 2nde ligne Maestri impressionnant dans tous les compartiments de jeu. Leurs destins s’écrivent déjà. Simples et Brillants. Celui de l’équipe de France s’avère un peu plus compliqué. A court terme,  il sera d’ailleurs confié aux mêmes  joueurs puisque PSA a reconduit le groupe des 23 déjà présents ce week-end.
Dès dimanche prochain, il faudra donc bouter les protestants anglais hors de nos terres dyonnisiennes si l’on veut espérer remporter la compétition. Et, en cas de réussite, et d’entame enfin accomplie, partir en croisade pour arracher un triomphe chez des Gallois revanchards et plus que jamais favoris du Tournoi 2012. Devinez quand ? Le 17 mars pour la Saint-Patrick. S-L

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