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et dire que pendant ce temps..., L' Actu rebondit sur PQDS

#19 – Et dire que pendant ce temps, y en a qui regardent la Coupe du Monde… – #19


De près ou de très loin. Un autre regard de la compétition et du mois à venir vous est proposé pendant la Coupe du monde de Football au Brésil. Suivez la chronique « Et dire que pendant ce temps, y en a qui regardent la Coupe du Monde… ». Numéro 19

 

Imaginez que vous courez. Fermez les yeux. Imaginez que vous courez avec grâce et facilité. Vous êtes dans l’un de ces moments rares où rien ne semble impossible. Rien n’est difficile. Votre rythme est si fluide que vous ne ressentez pas l’effort. Poom, poom, poom, poom… Tranquilles, vos pas caressent le bitume, la terre, le relief. Poom, poom, poom, poom… Le soleil perce derrière les feuilles. Votre respiration est naturelle et vos jambes déroulent simplement l’histoire de cet instant de plaisir. La petite musique est toujours là…Poom, poom, poom, poom… La fréquence semble immuable… Vous courez et cela pourrait ne jamais s’arrêter… chaque instrument de votre course est à son diapason… Cœur, tête, membres… Poom, poom, poom, poom… Votre perception des éléments extérieurs est transformée… Rien, absolument rien ne vous perturbe, tout est agréable… Vous êtes le chef d’orchestre de cette symphonie physique qui s’étire à l’infini… Poom, poom, poom, poom…

à New York, une marée humaine...sans musique

à New York, une marée humaine…sans musique

Mais saviez-vous que la musique, la vraie, avait une influence sur la performance ? En 2007, les organisateurs du marathon de New York, – l’un des 5 plus prestigieux au monde -, décidaient d’interdire les lecteurs mp3 pendant la course. A l’origine de cette mesure, l’USA Track & Field, la fédération de course à pied américaine, avançait deux raisons : la première concernait la sécurité des coureurs (et la pression des assureurs qui menaçaient d’augmenter considérablement leurs tarifs) ; la deuxième visait l’effet « boostant » de la musique.
Quelques temps après, juste avant les jeux de Londres. Fabrice Pellerin, entraineur des futurs champions olympiques Camille Muffat et Yannick Agnel, défraie la chronique avec ses entraînements innovants. « Au cours de la préparation olympique, Fabrice nous a fait utiliser un mp3 aquatique », confirme la nageuse au Nouvel Obs. Et Pellerin de s’expliquer : « La cadence, le mouvement… c’est proche d’une partition musicale. Et moi, j’ai l’impression d’être un chef d’orchestre ».

de gauche à droite : Pellerin, Agnel et Muffat

de gauche à droite : Pellerin, Agnel et Muffat

Car en fonction du style, de la mesure ou encore de la puissance, les morceaux écoutés peuvent jouer sur différents paramètres : force, fatigue, vitesse, coordination, endurance.
Plusieurs études scientifiques ont d’ailleurs dévoilé les bénéfices de la musique sur la performance attendue.
En 1991, Copland et Franks, deux chercheurs Américains, démontrent qu’une musique douce et lente réduit l’excitation physiologique et psychologique lors d’un effort en dessous du seuil anaérobie. Autrement dit : elle améliore l’endurance. Pendant les tests, le groupe écoutant ce type de musique présente le rythme cardiaque le plus bas. Dans ces conditions, l’oxygène est mieux consommé par les muscles, et il est, en conséquence, possible de courir plus longtemps. La musique calme augmente donc notre endurance.
Toujours aux États-Unis, en 1996, le professeur Mills prouve qu’une musique au rythme élevé peut améliorer les capacités physiques. 500 collégiens sont soumis à différents types d’exercices avec et sans musique. L’amélioration des capacités physiques la plus nette apparaît pour le groupe travaillant avec les mélodies aux tempos les plus élevés. Cette fois, la musique a un autre effet : permettre au sportif « d’oublier » la fatigue en se focalisant sur ce qu’il écoute.

Et dire que pendant ce temps, y en a qui regardent la Coupe du Monde… Alors ? Selon vous… Quel style, quelle cadence, quelle puissance se sont imposés en demi-finale ? Richard Wagner et La chevauchée des Walkyries allemande ? Ou l’alternance Samba/Bossa-Nova brésilienne ? Si vous voulez le savoir, j’opterais pour la première option. A cause des cuivres, des violons et de la partition d’ensemble. Mais dorénavant, pour avoir la réponse, un conseil : ne regardez plus les matchs et les joueurs. Ecoutez-les. – S.L

 

Pour retrouver les précédents numéros de la série « Et dire que pendant ce temps, y en a qui regardent la Coupe du Monde… « , c’est ICI

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